Développement durable

Les Français et le tourisme durable : Des pratiques encore timides

Par Jean-Guilhem de Tarlé 02/04/2025

Le 3e baromètre « Les Français et le Tourisme Durable » de Flower Campings met en lumière, une fois de plus, une évolution contrastée des comportements.

Oui, le tourisme durable est un concept qui parle de plus en plus aux Français… Mais de là à le mettre en pratique dans le cadre de ses vacances, il y a un pas que tous ne franchissent pas. C’est ce qui ressort du 3e baromètre consacré aux Français et le tourisme durable, réalisé par l’institut Discurv entre le 17 et 24 février pour la chaîne Flower Campings.

En effet, et c’est une bonne nouvelle, la notoriété du concept de tourisme durable est en hausse de 6 points par rapport à l’an dernier : 71 % des Français le connaissent. Ils sont même 33 % à pouvoir le définir précisément (+ 4 points). Il n’empêche, 29 % d’entre eux ne voient toujours pas de quoi il s’agit !

Mieux connue des Français, la question du tourisme durable n’est toutefois pas prise en compte systématiquement dans la préparation de leurs vacances. Parmi ceux qui prévoient de partir cet été, « 46 % ne prennent toujours pas en compte la dimension “durable” (…), privilégiant des critères comme le coût, les activités, la qualité de l’hébergement et la localisation », indique Nathan Dupin, Insight Manager chez Discurv. D’ailleurs, le choix du transport reste largement non-écoresponsable avec, cette année, une hausse marquée pour l’avion : 31 % des Français choisiront ce mode de transport (+9 points vs 2024), alors que la voiture sera privilégiée par 46 % et le train par seulement 11 %.

Les labels trop peu connus

Si les Français ne prennent pas toujours en compte la durabilité avant leur départ, ils sont de plus en plus nombreux à adopter des pratiques écoresponsables sur place : 67 % déclarent qu’ils privilégieront des loisirs écoresponsables (+ 11 points vs 2024) et 74 % des voyageurs en avion chercheront à compenser leur empreinte environnementale à travers leurs choix d’activités.

Toujours est-il qu’en matière d’hébergement, 57 % des Français considèrent les campings comme les sites d’accueil collectifs les plus compatibles avec le tourisme durable contre 25 % pour les hôtels. Mais 52 % jugent que les actions des hébergeurs restent insuffisamment mises en avant (+ 7 points vs 2024). D’ailleurs, seul un Français sur 10 sait citer au moins un label qui permet de classifier les engagements responsables des hébergeurs ! « Trois défis majeurs se posent aux hébergeurs : donner plus de visibilité à leurs actions, aider les vacanciers à mieux comprendre leurs engagements et mieux valoriser les labels », souligne Nathan Dupin.

Commanditaire de l’enquête, la chaîne Flower Campings a profité de la présentation de ce baromètre pour rappeler qu’elle a élaboré un manifeste RSE en faveur d’un tourisme durable, comme l’a souligné Lydia Della Vittoria, responsable marketing de la franchise.  Un document structuré autour de 20 critères et qui repose sur trois piliers :

-Sensibiliser et former les collaborateurs et vacanciers aux enjeux environnementaux et aux éco-gestes du quotidien.

Réduire l’empreinte écologique en optimisant les consommations d’énergie et d’eau, et en améliorant la gestion des déchets.

Encourager une consommation responsable en favorisant les circuits courts et les produits éco-labellisés.

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